Quand la propagande d'Alger se heurte à la réalité : le ridicule d’un régime qui refuse les faits 32
La récente visite à Rabat du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a marqué une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique entre le Maroc et la France. Ce fut un moment fort, mais aussi le prélude à ce qui suivra et à ce qui est attendu lors de la prochaine visite d’État de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Paris : un traité sans précédent dans l’histoire des deux pays.
Au cours de cette visite, le chef du gouvernement français a réaffirmé sans ambiguïté que la position de la France sur la question du Sahara est désormais intangible. Cette formule, lourde de sens, signifie qu’il ne s’agit plus d’une posture conjoncturelle, mais d’un choix politique assumé et durable. Il a notamment rappelé l’origine historique de cette position, en référence à la lettre du président Macron adressée à Sa Majesté.
Comme prévu, et comme à chaque fois, cette clarification a provoqué une véritable onde de choc du côté d’Alger, où le pouvoir semble incapable d’admettre que le rapport de forces diplomatique a profondément évolué. Plus révélatrice encore est la réaction d’une partie de la presse algérienne, largement inféodée au pouvoir militaire.
Les publications de la presse algérienne, à l’instar d’Echorouk, en offrent une illustration parfaite. Le journal tente de faire croire que le Premier ministre français aurait volontairement évité d’aborder la question du Sahara pour ne pas provoquer l’Algérie. Une présentation des faits qui relève davantage de la propagande que du journalisme. Dorénavant et peut-être depuis toujours, la presse algérienne semble penser qu’avant toute action ou relation avec Rabat, les responsables français doivent forcément faire une escale à Alger et y demander instruction sur ce qu’ils doivent dire ou ne pas dire, sur ce qu’ils peuvent ou ne peuvent se permettre. Autrement dit, le pouvoir d’Alger et sa presse se comportent comme ce qu’ils furent pendant plus d’un siècle : des départements français censés peser naturellement sur la politique française.
La réalité est pourtant tout autre. La position française n’avait nul besoin d’être renégociée ou répétée à chaque intervention. Elle avait déjà été clairement exprimée et a simplement été réaffirmée lors de cette visite comme étant intangible. Lorsqu’un État arrête officiellement une position, celle-ci devient le cadre de référence de toutes ses relations diplomatiques.
En cherchant à fabriquer un récit parallèle, les médias algériens, officiels ou non, ne trompent plus que ceux qui veulent encore y croire. Ils sont contraints de réécrire les événements pour masquer un isolement diplomatique de plus en plus visible. Cela révèle surtout que l’indépendance d’esprit et l’émancipation vis à vis de l’ancien colonisateur ne sont toujours pas acquises. On pense France, on respire France ; comme un enfant jaloux, on pleurniche même sans raison et même quand on n’est pas concerné. On dort Maroc, on se réveille Maroc, et comme une personne possédée on n’arrive pas à s’en défaire.
Cette fuite permanente devant la réalité traduit une véritable aliénation politique. Depuis des décennies, le pouvoir algérien fait de la question du Sahara le cœur de sa politique étrangère, au point de sacrifier son développement, l’intégration maghrébine et même ses relations avec plusieurs partenaires internationaux. Aujourd’hui, malgré les reconnaissances successives et tellement de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du sud et du plan marocain d’autonomie par un nombre croissant de pays, Alger continue de nier l’évidence.
Mais l’Histoire est rarement tendre avec ceux qui refusent les faits. La propagande peut retarder la prise de conscience, jamais l’empêcher. Les discours peuvent être remodelés, les titres de presse réécrits et les analyses orientées, mais la réalité diplomatique finit toujours par s’imposer.
À force de vouloir transformer des défaites diplomatiques en victoires imaginaires, le pouvoir d’Alger s’enferme dans une posture qui frise le ridicule. Gouverner, c’est regarder le monde tel qu’il est, non tel qu’on souhaiterait qu’il soit.
Mais attention, messieurs : une vérité reste immuable : la propagande peut survivre un temps, mais elle finit toujours par céder devant les faits.
Monsieur Lecornu et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont bien travaillé. Quatorze accords ont été signés dans de nombreux domaines, et pas seulement un. Les points de vue se rapprochent, les positions se clarifient, et les relations se resserrent chaque jour davantage entre deux pays responsables, conscients de leurs intérêts réciproques. Monsieur Lecornu a dit ce qu’il avait à dire et est reparti très satisfait, accompagné de ses douze ministres présents et ayant profité de la beauté de la capitale du Royaume Chérifien: Rabat.
N’en déplaise à Alger et à sa presse.